samedi 10 octobre 2015

[Running] Revue de course : j'ai couru le Marathon de Berlin

Bonjour par ici !
Désolée de ne pas être revenue plus tôt vers vous, mais j'ai manqué de temps après mon retour d'Allemagne. Cela fait maintenant deux semaines que je suis heureuse Finisher du Marathon de Berlin, second 42,195 Km officiel de ma folle running-carrière ! Je vous raconte ? Flash Back :

Samedi 26 septembre, 5h du matin. Il fait nuit noire dehors, la seule personne dans la rue, c'est moi. Et deux trois fêtards aux taux de fraîcheur limités. Et Laurent, avec qui je grimpe dans un taxi direction l’aéroport d'Orly. 
Là-bas, toute l’équipe se retrouve et nous décollons pour l'Allemagne.

A peine arrivés à Berlin, nous déposons nos affaires et nous dirigeons vers le village du Marathon. Que dis-je le village...la mégalopole ! Un immense aéroport abandonné accueille les 50 000 coureurs venus des quatre coins de la planète récupérer leurs dossards. 
L'attente est un peu longue (la queue est démente) mais après 30 minutes nous récupérons le Saint Graal : le Dossard ! 


Aussitôt fait, nous déjeunons prudemment dans un sushi du coin : quelques makis végétariens, du riz et du thé au jasmin, pas question de tenter le diable avec des spécialités biscornues ou du poisson cru (la malédiction de l'intoxication alimentaire de veille de course n'est jamais loin...!). Nous nous reposons l'après-midi, et dînons hyper-glucidique le soir : pâtes, omelette, et pancakes chocolatés. 

Il est temps de se coucher, pour être en forme demain. Nous rediscutons rapidement de nos objectifs avec mes "roommates" Laurent et Anthony, qui en véritables performers visent des temps de folie (du "autour des 3 heures" grosso modo. Voila voila).
Pour ma part, je n'ai plus vraiment d'objectif; j'étais partie sur un "4 heures 15 ce serait bien" en juillet, mais avais eu du mal à peaufiner ma fin de préparation (la vie et ses contraintes diverses !) et avais donc décidé de ne m'imposer aucune pression chronométrique. J'imagine que je tournerai autour de 4 heures 30 demain...

Dimanche 27 septembre, 6h du matin. On y est ! J'ai une tête à faire peur aux enfants : des micro-vaisseaux ont "explosé" aux coins de mes yeux (l'eau courante ? La fatigue ? Bref, ils sont là et laids), mes cernes sont plus que creusées. GREAT ! Une vraie carrure d'athlète (#LOL). Ignorons tout cela. 
Je descends au buffet petit-déjeuner et avale péniblement deux tartines de miel et un thé au lait. Un stress mêlé d'excitation commence à envahir nos esprits. Je suis au top niveau matériel : tenue Saucony, chaussures Hoka, eau isotonique Powerade, gels Gu. Je m’harnache du dossard, de la puce chronométrique et d'un camelback miniature pour ne pas avoir à m'arrêter aux ravitaillements (je déteste interrompre ma foulée sur course longue !). C’est parti pour les sas !


Je suis dans le sas 4 heures 15. Après 30 minutes d'attente (il faut bien que les vagues de devant détalent !), le départ est lancé; ça y est, j'y suis...je suis en train de démarrer le Marathon de Berlin, MON Marathon de Berlin, celui dont je rêve depuis toujours. Bref moment d’émotion, micro-larmichette, puis le mental est lancé, une transition psychologique s’est subitement déclenchée dans mon esprit : je suis ultra-motivée, terriblement heureuse d'être là.

Kilomètre 10, 56 minutes. Pas vraiment de surprise, je m'attends un peu à ce timing sur le début de la course, et suis certaine de décélérer par la suite. 
Le parcours est beau, le soleil scintille, l'ambiance est à la fête, je suis fan de la course et souris tous les 5 mètres, telle une bienheureuse. Un runner me sert la main tout en courant "Hello ! Where are you from ? " "France !" "I'm from Italia ! Good luck french girl !".

Semi-Marathon, 1h58. Je n'ai pas décéléré. Bizarre ! De toute façon ma montre me fatigue, j'arrête de la regarder; on sait très bien ce qu'il se passe après le kilomètre 30 ou "mur" (on en parle du cinq à l'heure en prévision ?).

Au 35ème kilomètre, j'en ai plein les pattes (+ 50 kilos dans chaque jambes). Mais j'avance toujours très bien et je n'ai aucune douleur. Je ne suis pas tellement étonnée, j'ai beaucoup progressé en endurance cette année avec des trails longs (Saintélyon, Ecotrail...) et entraînements de plus en plus kilométriques. Mon corps s'est habitué. 
J'ai gobé tous mes gels comme une bonne élève (#premièredelaclasse) et bu mon eau isotonique, "carburant" essentiel sur la course.

40ème kilomètre : vous la voyez la fin ?!  Moi aussi ! Je commence à m'auto-émouvoir à coup de sourires et de "flushs". J’aperçois la Porte de Brandebourg, ce fameux visuel Berlinois qui indique les 500 derniers mètres. C'est la boite de nuit dans ma tête ....OH-MY-GOD, je suis en train de terminer mon Marathon !
J'accélère, passe le portail d'arrivée....Libération ! 


J'ai terminé en 4 heures 03. Ne me demandez pas pourquoi, mais globalement je n'ai décéléré à aucun moment de la course, que j'ai visiblement parcouru avec une grande régularité. "Une montre Suisse !" me dit mon chéri !
Je profite de cet instant magique à l'arrivée. Le soleil brille de 1000 feus ! On m'offre une médaille, une couette-cape en plastique jaune (très automne-hiver 2016) et une bière sans alcool. 

Je suis Finisher du Marathon de Berlin !

Prochains objectifs ? 2016 : Des trails longs (vous le savez, mon grand amour c’est la distance !) et un Marathon de Dublin. L'aventure continue ! 

{Un grand Merci à mon chéri qui a toléré mon mode "entrainement" des derniers mois, à mon papa multi-marathonien qui est mon idole sportive, à ma famille et mes amis qui m'ont beaucoup soutenue, à ma Team Berlinoise avec laquelle j'ai passé un incroyable weekend, à Laurent Vicente, mon coach, qui m'a souvent répété que le 4h / 4h15 était complètement possible (contrat signé !).}

2 commentaires:

  1. Félicitations, faire la marathon de Berlin ça doit être génial !

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  2. 1000 fois BRAVO Camille!!!! Merci pour cet article. De beaux objectifs pour 2016 c'est super :)

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